« Tablette d’argile » est un récit rhizomatique s’articulant autour d’une série de fraudes commises au Canada à la sortie du iPad 2 de Apple en 2012. Les auteur·trice·s des crimes achetaient des iPads et les sortaient de leurs emballages pour les revendre sur le marché noir. Les tablettes étaient alors remplacées par des blocs d’argile du même poids, et puis le tout était remis en boîte, impeccablement réemballé, puis rapporté en magasin pour obtenir un remboursement. Les commerçants, ne se doutant de rien, remettaient ces tablettes d’argile dissimulées sur les rayons, à la portée de tous. Cette déchirure surréaliste dans la surface lisse du capitalisme nous offre une réflexion radicale sur la technologie et sa matérialité, la transmission du savoir, la virtualité et la permanence et l’exploitation et l’extraction des ressources naturelles.














